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COMMUNIQUÉ DE PRESSE         JEUDI, LE 9 AVRIL, 2009 RETOUR

Les amateurs d’abstraction québécoise connaissent Barry Allikas depuis quelque temps. Durant les années 90, de concert avec certains de ses pairs, Allikas décide d’explorer le langage formel des Plasticiens. Ses toiles à l’époque sont de style hard-edge, en aplats, géométriques et dévouées au rectangle. Mais tout en utilisant le même vocabulaire que Guido Molinari et Yves Gaucher, les œuvres créées durant cette période résonnent différemment et dévient du formalisme pur et idéaliste puisque l’artiste ajoute un élément de chance ainsi qu’une sorte de figuration profondément symbolique à son processus créatif. Ces innovations se faisaient en parallèle à la poste-modernisation générale se produisant ailleurs dans la peinture abstraite à l’époque, tel que dans le travail des artistes new-yorkais Peter Halley et Ross Bleckner. Allikas a profité de cette période en produisant un imposant corpus. Les développements issus de sa pratique l’ont mené vers une personnalisation de sa palette et une plus grande liberté en ce qui a attrait à sa composition. Pendant un certain temps, il produisait des œuvres à l’imagerie biomorphique se laissant inspirer par la musique populaire.

Dans sa plus récente série d’œuvres, Allikas pousse ses recherches plus loin, devenant véritablement un héritier des Plasticiens, non plus par la continuation, mais par l’authentique réalisation de ce qui l’a précédé. En synthétisant ses influences biomorphiques et lyriques à celles du hard-edge et de la géométrie abstraite, Allikas trouve réponse aux problèmes qu’il cherchait à résoudre dans son studio depuis vingt ans. Il découvre comment déployer ses outils et les rends complémentaires l’un à l’autre en adoptant la vieille stratégie du dessin automatiste, mais réalisé à l’ordinateur. Avec l’idée de faire des dessins à l’aveuglette à l’ordinateur, son langage formel explose devenant plus libre et plus individuel que jamais. Dans ces nouvelles œuvres, le dessin est simplifié et gagne en rigueur, étreignant toutes formes de lignes tout en adhérant à la distinction entre les espaces, notion propre au hard-edge. Les couleurs vibrent, la présence et la force des œuvres sont indéniables. Allikas atteint une nouvelle logique.