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COMMUNIQUÉ DE PRESSE         JEUDI, LE 4 SEPTEMBRE, 2008 RETOUR

Eric Simon était l’étudiant qui réussissait tout à la faculté des arts. Déjà mûr et très habile à cette époque, il n’est pas comme les anciens expérimentateurs puisqu’il a continué à utiliser cette nervosité et cette exubérance en tant qu’adulte. Son travail a évolué (a muté, pourrions-nous ajouter) en un hybride entre le classique et la science-fiction, le sincère et le clin d’œil, le normatif et l’entre-deux culte. Il semble que ce dernier prolifère tel un virus d’ordinateur, et en résulte comme effets secondaires, de nouvelles et étranges équations de beauté. La principale visée de l’artiste, soit de présenter sa vision complexe et ironique du monde, est visible partout sans pourtant être facile à cerner.

Comme il est vrai que le sujet d’une phrase est abstrait et séparé des mots qui l’identifient, le sujet d’une œuvre d’art peut se distinguer par le ton de son imagerie ou de sa technique. Simon rend explicite l’ironie laissée derrière par cette faille. Lorsqu’un sujet qu’il traite est perpendiculaire à certains aspects de la lecture, les perspectives opposées qui résultent de cet affrontement se combinent et créent des résultats imprévus. Devant de telles œuvres, le spectateur y trouvera un certain amusement difficile à décrire.

Pour Simon, l’art est une forme de connaissance. Son engagement désengagé à représenter tout ce qui est imaginable, par tous les moyens disponibles, est le point de départ constant de l’artiste. Il embrasse ses limites tout en insistant sur un acte de liberté. Cette liberté vient justifier l’origine inconnue des images qu’il « voit ». L’art est son comportement, d’une façon qui est sans motif, sans idéologies ou croyances particulières. Il voit dans le processus de la création d’images un écart de la réalité plutôt qu’un virement vers une position de plus en plus définie. Cette recherche est de par elle-même la connaissance qu’il tient à personnifier à travers son art : chercher c’est trouver, sans arrêt. Il essaie de vivre dans cet état constant de questionnement où la multiplication des images, chacune d’entre elles unique mais connectée aux autres, déclare ce qui est et ce qui peut devenir une nouvelle question. Nous pouvons, tout comme l’artiste, y répondre si nous le voulons et, si nous le pouvons.